dimanche 1 mars 2026

Non, on ne danse pas sur des tombes

Il y a quelque chose de profondément troublant dans la manière dont une partie de l'opinion — y compris des gens qui se réclament de la démocratie et de l'état de droit — a accueilli la mort des dirigeants iraniens ces derniers jours. Ouvertement réjouis, on voit même s'afficher le décompte macabre Kamenei: éliminé, Shirazi: éliminé, Pakpour: éliminé. Nombre de partages sont plus qu'enthousiastes sur les réseaux. Joie non pas de voir des tyrans écartés, mis en accusation, jugés, condamnés — mais de les voir morts.
Remettons les choses à leur place.

Que le régime iranien soit une abomination, c'est un fait.

Depuis sa fondation, la République islamique d'Iran a opprimé, torturé, exécuté. Des femmes mortes pour avoir refusé de porter le voile. Des manifestants abattus dans la rue. Des opposants pendus dans les prisons. Des dissidents assassinés à l'étranger. Le bilan est documenté, accablant, et ne souffre aucune discussion.
  • Se réjouir de la chute de ce régime ? Parfaitement légitime.
  • Se réjouir de la mort de ses dirigeants ? C'est là que ça coince.
Parce qu'il y a une différence fondamentale entre la justice et l'élimination.

Quand un pouvoir politique décide qu'un individu — aussi criminel soit-il — n'a pas à être jugé mais peut être liquidé, il ne fait pas de la justice. Il fait exactement ce que font les régimes qu'il prétend combattre. C'est précisément le marqueur de la dérive totalitaire : se substituer à la justice au nom de l'évidence du crime.

L'argument qu'on entend toujours dans ces cas-là, c'est celui de la nécessité. "La justice internationale est trop lente, trop faible, trop compliquée." Ou, plus insidieusement "Regardez les manifestations en Iran. Le peuple Iranien est en liesse depuis l'annonce de ces éliminations. C'est ce qu'il voulait." Peut-être. Mais ce que voulait avant tout le peuple iranien c'était la fin de l'oppression, pas forcément la mort de ses dirigeants. Et même s'il y avait une majorité de gens qui se réjouissaient de ces morts, ça ne ferait pas de ces morts une bonne chose.

Justifier ces éliminations hors de tout processus juridique est l'apanage des pouvoirs autoritaires lorsqu'ils exécutent leurs ennemis. C'est aussi ce que font les terroristes lorsqu'ils assassinent des civils. C'est ce que font les mafias lorsqu'elles éliminent des rivaux. C'est ce que font les dictateurs lorsqu'ils font disparaître des opposants. Et c'est ce que font les démocraties lorsqu'elles abandonnent leurs principes.

Le procès n'est pas un cadeau fait à l'accusé. C'est une exigence que la civilisation s'impose à elle-même.

Nuremberg aurait pu ne pas avoir lieu. On aurait pu fusiller les dignitaires nazis dès leur capture — beaucoup le réclamaient, Churchill le premier. Ce sont les Américains, paradoxalement, qui ont insisté pour un procès. Pas pour rendre service aux accusés. Pour établir une vérité publique, contradictoire, documentée. Pour que l'histoire soit dite dans les formes de la raison et pas de la vengeance.

Ce que Nuremberg a produit ne sont pas seulement des condamnations. C'est un corpus de preuves irréfutable, une jurisprudence fondatrice du droit international, une démonstration que la civilisation peut regarder en face ses pires bourreaux sans se transformer en eux.

La mort d'un tyran n'efface rien. Un procès, si.

Quand un dirigeant meurt sans avoir eu à répondre de ses actes devant une instance indépendante, il emporte avec lui son impunité. Ses victimes n'ont pas eu de tribunal. Les faits n'ont pas été établis contradictoirement. Les complicités n'ont pas été nommées. Et souvent, ses partisans se saisissent de cette mort pour en faire un martyr.

C'est une défaite pour les victimes, pas une victoire.

Il y a quelque chose d'encore plus inquiétant dans notre époque.

Ce n'est pas simplement que des gens se réjouissent. C'est que des démocraties — ou ce qu'il en reste — ont commencé à intégrer l'élimination physique comme instrument de politique étrangère, en s'en félicitant publiquement. Et que leurs opinions publiques applaudissent.

Le glissement est là. On commence par trouver légitime que le pouvoir exécutif d'un état tue un terroriste sans procès. Puis un général ennemi. Puis un dirigeant. Et progressivement, l'idée que le pouvoir politique peut décider seul de qui mérite de vivre ou de mourir s'installe dans les esprits comme une évidence de bon sens.

A l'heure où on condamne, à juste titre, le meurtre du jeune Quentin, fascsiste assassiné par un militant d'extrême gauche, on applaudit la mort de dirigeants iraniens. Pourtant des morts poltiques, inexcusables. Si on accepte que la mort d'un individu puisse être justifiée par sa supposée culpabilité, on accepte que la justice puisse être remplacée par l'élimination. Et si on accepte que la justice puisse être remplacée par l'élimination, on accepte que le pouvoir politique puisse décider qui doit vivre ou mourir.

C'est exactement comme ça que ça commence.

Pas avec des uniformes et des flambeaux. Avec des "de toute façon il l'avait bien mérité" prononcés par des gens raisonnables, dans des conversations ordinaires, devant un café.

La séparation des pouvoirs n'est pas un détail de procédure. C'est le socle. L'idée qu'aucun pouvoir — ni exécutif, ni militaire, ni populaire — ne peut se substituer à la justice pour décider du sort d'un individu, est ce qui distingue une démocratie d'une tyrannie, quelle que soit la culpabilité de l'individu en question.

Quand on abandonne ce principe pour les uns, on l'abandonne pour tous.

Alors non.

Non, on ne se réjouit pas de ces morts là. On peut trouver légitime la chute d'un régime criminel. On peut espérer que ses représentants rendent des comptes. On peut même, humainement, ressentir un soulagement réel et profond que leur règne soit terminé.

Mais danser sur des tombes en se félicitant que la justice n'ait pas eu à se prononcer, c'est souscrire — sans s'en rendre compte — à la même logique que celle des bourreaux qu'on prétend condamner.

Et ça, c'est le début de quelque chose de vraiment dangereux.

PS: Une bonne partie de cet article a été générée avec Claude, l'IA d'Anthropic. Mais relu, complété, amendé, et j'en valide chaque mot.

vendredi 2 janvier 2026

Ombres et enfumages

Au détour d'un article LinkedIn je lisais que l'immigration illégale se faisait au profit de l'état et cela était présenté comme une condamnation dudit état qui est supposé contre le "Bon Peuple de France". Si la conclusion ne me parait pas tout à fait fausse, l'immigration illégale étant à mon sens un fléau, j'y ai aussi vu un nouvel article d'une propagande aussi grandissante que nauséabonde. 

Remettons donc les choses en perspective.

L'immigration est utilisée par le capitalisme pour faire du dumping salarial et social depuis qu'elle existe. 

Il n'y a que deux manières d'endiguer ces dumpings

  • Régulariser
  • Annihiler

Les socialismes dits "de gauche" ont tendance à aller vers la première options quand les socialismes à tendances conservatrices iront vers la seconde. On appelle les premier "sociaux démocrates" ou "Communistes" selon leur rapport à la finance et les second "national socialistes".

Si les premier on quasiment disparu de la sphère politique on aurait aussi espéré ne plus voir réapparaitre les seconds suite aux expériences passées. Visiblement ça n'est pas le cas. Bien au contraire ils reviennent avec les mêmes armes de désinformation, novlangue, diffamation et séduisent par la simplicité de leur discours qui lient tous les problèmes à une catégorie d'individus et prétend les régler en les faisant disparaitre du territoire.

  • Ils tiennent la presse avec quotidiennement
  • Désinformation sur les sujets du climat, de l'insécurité, de l'économie etc.
  • Propagande pour les partis qui épousent leurs idées
  • Novlangue utilisée à foison à la fois pour discréditer leurs adversaire politiques et inverser les échelles de valeurs
  • Ils inondent les réseaux sociaux notamment X qui est dévoué à la cause mais aussi Linked-in qui devient le déversoir quotidien de leur mépris et de leur haine.

Ils attaquent l'état de droit en dénigrant systématiquement toutes les décisions de justice.

Quand le petit colérique à la moustache étroite et au manteau long décrivait son combat, c'était à tout ce qui n'était pas "Arien" qu'il s'en prenait avec pour principale cible le juifs. Les tenant de la haine d'aujourd'hui ne valorise qu'une société blanche et patriarcale et chrétienne s'en prenant à au reste du monde en ciblant principalement les musulmans qui seraient selon eux, tous d'affrreux mollahs obsédés par l'idée 'imposer la charia au monde.

Les jours, les semaines et les mois à venir s'annoncent sombres d'autant que le gouvernement actuel n'a rien fait pour stopper l'avancée de ces idées pourries et se retrouve aujourd'hui complètement dépassé presque phagocyté par la bête immonde qu'il a engendré.

Alors Aux armes Citoyens, Formez vos bataillons je crains qu'il n'y ait bientôt d'autre option que celle de prendre le maquis.

dimanche 19 novembre 2023

Ils ont fini par les avoir

Ce soir, sur la première radio de France, à la place de l'émission hebdomadaire habituelle depuis début septembre, il y a eu une rediffusion. Comme pendant les vacances. Sauf qu'aujourd'hui la vacance qu'il y a c'est celle de l'animatrice en chef. Et ça m'emmerde au plus haut point.

Flashback: le 29 octobre, un peu après 19h20, l'un des animateurs a commencé sa chronique par "Halloween approche et tout le monde commence à chercher un déguisement pour faire peur. En ce moment il y a le déguisement Netanyahou qui marche pas mal pour faire peur, vous voyez qui c'est ? Une sorte de Nazi mais sans prépuce.". De cette phrase, beaucoup de monde s'est emparé et d'aucuns ont décidé que l'auteur était antisémite puisqu'il accuse, sur le ton de l'humour qui plus est, une et une seule personne de confession juive d'être un nazi.

Ca faisait longtemps que les adversaires de la liberté d'expression voulaient la mort de cette émission et il semblerait que ça fonctionne. Il y a eu un tel déferlement de haine sur l'humoriste, venant de toutes parts qu'à la rentrée l'émission a eu lieux à huis clos et qu'aujourd'hui elle a été annulée.

Aujourd'hui, il est interdit de dénigrer une personne qui n'est pas de sa propre communauté sans être menacé de mort. L'état de droit a disparu, pire, dans certains cas, comme celui-ci, il cautionne les accusateurs.

L'émission dérangeait, je crains qu'aujourd'hui les tenants de la haine aient eu raison de cette bulle d'air radiophonique. Ne nous trompons pas cepandant en analysant ce qui c'est passé. Ce ne sont pas les juifs qui ont eu raison de l'émission, le Crif, pourtant très vigilant vis à vis de l'antisémitisme n'a même pas réagi, non ce sont les politques qui ont réagi, notamment la droite et l'extrème droite, condamnant à l'unisson appelant à la haine à longueur de journées sur toutes les ondes qui ont été mises à leur disposition.

Je souhaite de tout coeur le retour de l'émission "Le grand dimanche soir" sur France Inter. Je souhaite que tous les humoristes puissent déplaire sans être menacés de mort et sans que leur soutiens ne le soient. Je souhaite que l'on condamne les manipulations qui ont eu lieux autour des cette phrase "En ce moment il y a le déguisement Netanyahou qui marche pas mal pour faire peur, vous voyez qui c'est ? Une sorte de Nazi mais sans prépuce.". Mais je constate jours après jours que les libertés nous quittent et que sans être tout à fait dans une dictature, la liberté qui sied à la démocratie se délite.

samedi 22 avril 2023

La démocratie bat en retraite

Depuis plusisurs mois, le gouvernement bataille pour faire passer sa réforme des retraites dont la mesure qui fait office de pomme de discorde est le report de l'âge légal de départ en retraite à 64 ans, contre 62 actuellement.

En résumé ça s'est passé comment ?

Très classiquement il y a eu des annonces des mesures et très rapidement, tous les partis politiques (hors marcheurs renaissants) se sont dits contre le report de l'age de la retraite. Tous les syndicats se ont aussi prononcés contres. Et on le verra ar la suite les français aussi, à 90% selon les sondages ce qui mêmes s'ils ont fait la plus grosse erreur de clacul de leur carrière laisse plus de 80% d'opposition populaire. C'est pas rien.

Le gouvernement a écourté les débats à l'assemblée nationale, écourté les débats au sénat, passé en force, via l'article décrié mais utilisé par tous ses détracteurs, 49 alinéa 3 de la constitution, puis finalement promulguée après validation du conseil constitutionnel et malgré une procédure de référendum d'initiative partagée en cours.

Tout celà me révulse, mais c'était à prévoir avec un gouvernement aussi prétentieux et peu au fait de l'étendue de son illégitimité. Ou, feignant la légitimité pour passer des lois fort déplaisantes.

Je laisse ma colère, ma hargne et mon courroux (coucou) quelques instants le temps de clarifier les choses, cette modification ne change rien pour moi, j'ai fait des études, je devrai partir à 67 ans minimum, cette clause de la loi ne m'impacte pas.

Alors pourquoi ouvrir ma grande gueule ?

Ce qui m'agace en ce moment ce sont les supporters de Macron qui mènent une campagne de dénigrement des opposants à la réforme en s'appuyant sur des arguments fallacieux.

Le premier est de demander pourquoi les syndicats et partis politiques qui ont appelé à voter Macron au second tour de 2022 protestent aujourd'hui, en effet en appelant à voter pour lui ils auraient automatiquement donné un blanc seing au président pour appliquer 100% de son programme.

NON et même deux fois non. Les partis politique n'ont pas appelé à voter Macron, ils ont appelé à faire barrage à Marine Le Pen. Ils n'ont pas dit on est d'accord avec Macron, ils ont dit on ne veut pas de la blondasse. C'est différent. L'appel qui a été fait a été de mettre les sentiments de coté pour faire un "barrage républicain". On aurait pu imaginer que Macron en aurait pris acte et aurait mis un peu d'eau dans son vin et de mou dans ses réformes qui n'on jamais été validées, même partiellement par les autres partis politiques.

Le second est de crier Macron est légitime, les Français ont voté pour lui, il est normal qu'il passe ses réformes, même en force, le Peuple Souverain (on etend la majuscule quand ils l'écrvivent) a pour volonté que ces réformes qu'Il a choisies soient menées à bout

RE NON, macron n'a pas la légitimité d'une majorité écrasante, il a la plus grosses des minorité qui est pour lui et son programme, soit seuelemnt 1 électeur inscrit sur 5. On est loin d'une expression populiare qui légitimerait quoi que ce soit. Si tant est qu'il soit légitimé c'est à combattre Marine le Pen ce qu'il ne fait surtout pas ou fait en faisant montre de la plus grande des incompétences au vu de la hausse de la cote de popularité de le leader du parti Nationaliste autoproclamé Socialiste (et donc, oui, NASI) français.

Le troisième, plus fourbe, est de dire que l'abstention étant ce qu'elle a été, il est un peu tard pour s'exprimer contre Macron, fallait le faire dans les urnes quand on y était invité.

Levons tout de suite l'ambiguïté de forme, j'ai voté, je ne suis donc pas de ceux-ci. Mais ENCORE NON, voter et donc ne pas voter est un droit et tant que les votes blancs ne seront pas comptabilisés dans les résultats finaux, ne pas voter reviendra à voter blanc et donc à s'exprimer clairement sur le fait que l'offre faite n'est pas satisfaisante. En aucun cas elle ne prive du droit à s'exprimer qu'il soit légal ou moral. Mais surtout ABSOLULENT RIEN NE DIT que les 80 à 95% s'opposants ne sont que des abstentionnistes et donc l'argument est nul et non avenu.

Quand on soutient un président et que l'on veut donner des leçons de démocraties, il serait bon d'avoir le cul propre et de prende un minimum de recul messieurs les soutiens affichés de cette réforme. Parce que pour tout vous dire, aujourd'hui encore, vous passez pour des cons.

mercredi 28 décembre 2022

Time for the scam

Depuis quelques mois, voire quelques années, nombre de personnes se vantent d'être actionnaire d'un truc nommé Time For The Planet (ou tftp) et par là d'agir pour la planète, contre le réchauffement climatique. Qu'ils en soient reméerciés Allez l'Ouilla. L'anglophile perscpicace se doute à la lecture du tire que je ne crois pas en ce machin et que donc je vais ici en dire tout le mal que j'en pense, il ne se trompe pas.

Tout d'abord sur la forme. On vous demande de devenir "actionnaire" de la chose. Selon la définition juridique un actionnaire est "une personne ou une institution ayant investi de l'argent dans une société par actions en échange d'une «part» de propriété.". Cependant qu'obtenez vous en échange ? Uns simple droit de vote proportionnel au pourcentage des actions distribuées que vous détenez. C'est bien, ou du moins c'est illusoirement bien, puisque le modèle du bousain est d'avoir toujours plus d'actionnaires et donc de vous diluer un peu plus chaque jour réduisant ainsi le poids de vos convictions propres dans les décisions prises. ensuite c'est bien gentil de voter, mais on vote quand ? La réponse est: Quand un projet est présenté en Assemblée Générale. A ce jour, 1118 projets ont été soumis à TFTP et seuls 8 ont été présentés en AG, 5 ont été financés. En clair, après avoir donné l'actinnaire ne pourra donner son avis que sur très peu de projets présentés (aujourd'hui 0,71%). L'AG est plus une instance d'enregistrement qu'autre chose et sous apparence de démocratie on sent bien ici que les fondateurs font financer les lboites auxquelles ILS croient et non les boites auxquelles les actionnaires croient.

On a ensuite affaire à un système pyramidal, on demande aux nouveaux "actionnaires" de raccoler, de ramener d'autres actionnaires en expliquant ici et là combien ils sont heureux d'appartenir à cette formidable fumisterie qu'est TFTP. Pyramidal mais non condamnable car on est très clair sur le fait qu'aucun retour sur investissement n'est à attendre, ce n'est que l'action menée par l'entreprise qui permettra l'avènement d'un monde meilleur (re Allez l'Ouilla). Par contre, le système, la méthode, rappelle celle des sectes, ce qui devrait amener tout un chacun à avoir une très grande défaince envers le truc, mai on le sait, les sectes et TFTP le savent aussi, tout un chacun se croit plus malin que tout le monde et même si la méthode est grossière, il ne va pas se faire avoir ... Perdu, près de 100 000 couillonnés à ce jour.

Sur le fond c'est pire. Les 5 projets stars affichés sont:

  1. Peindre des toits en blanc (sic !)
  2. Produire de l'hydrogène
  3. Mettre des grosses voiles sur les gros bateaux à moteur
  4. Pétrifier le CO2
  5. Faire du froid avec de l'eau

Peindre des toits en blanc

L'idée: y fait chaud sous un toit noir, peignons le en blanc il y aura moins besoin de climatiser ...

Les soucis: La peinture blanche utilisée est faite à base de coquilles dhuitre dont le traitement est extrêmement polluant, dune part et d'autre part, pourquoi renvoyer de l'énergie thermique dans l'athmosphère quand on peu la capter ? Je reformule, plutôt qu'un toit blanc, pouquoi pas un toit couvert de panneaux solaires ?

Produre de l'hydrogène

L'idée: l'hydrogène est compliqué et couteux à produire, faison en sorte que ça soit fait à moins cher

Les soucis: pourquoi produire de l'hydrogène, l'idée est de produire encore et toujours plus d'énergie pour produire toujours et encore plus de choses qui produisent toujours et encore plus de pollution tout celà en électrolysant l'eau, de manière naturelle certes, mais l'eau est aussi un problème il serait peutêtre bon de voir à ne pas l'utiliser à n'importe quoi, notamment pas à produire de l'énergie.

Mettre des grosses voiles sur les gros bateaux

L'idée: réduire la consmmation de pétrole des gros bateaux en utilisant le vent dès que possible

Les soucis: à priori aucun si ce n'est qu'il serait nettement plus intéressant de réduire la marine marchande pour aller vers de la relocalisation. Intéressant donc mais d'un cynisme consommé.

Pétrifier le CO2

L'idée: transofrmer le CO2 en pierre et du coup il ne fait pas du vilain effet de serre qui nous réchauffe.

Les soucis: Le principe de fonctionnement utilise de la roche volcanique verte qui est une ressource limitée et la force des vques qui nécessite une localistaion spécifique et limitée. Bref ça pourrait être bien, mais on va vite atteidre la limite du système.

Faire du froid avec de l'eau.

L'idée: remplécer les fluides de refroidissement actuels par de l'eau.

Les soucis: ça consomme grave de l'énergie c't'affaire. La mécanique est connue, on fait évaporer de l'eau en souffalnt dessus et ça fait du froid. Allez, si l'eau est salée c'est encore plus froid. certes mais assez peu efficace au final.

En résumé bonjour l'angoisse (en conclusion, ça va faire mal)

On a donc une société qui se sert du péquin moyen pour financer les projets qu'elle a envie de financer avec une vision très libérale de l'économie. Une partie des écologistes autoproclamés pense que cette vision d'une économie florissante et d'une écologie à son service est viable. Les scientifiques ne sont pas d'accord. Il n'y a rien d'écolo dans time for the planet mais c'est une occasion en or pour des sociétés de reverdir leur blason, des individus de se donner bonne conscience voire des écologiste de croire agir ... En fait tout ce petit monde ne fait que participer un peu plus de la carbonation générale et du réchauffement climatique. Cerise sur le gâteau, TFTP raccole sur les réseau sociaux, on sait que ce n'est pas très écolo non plus, mais ils ne sont plus à ça près.

lundi 21 novembre 2022

La politique du ballon rond

Il y a quelques jours a démarré la coupe du monde de la FIFA (Fédération Internationale de Football Association), aussi appelée coupe du monde de football voire coupe du monde tout court pour les moins malins d'entre les mortels. Nous sommes en 2022 et la coupe du monde de la FIFA donc à lieu au Qatar. Un tel scandale a entouré l'attribution de l'événement et par la suite la construction des stades destinés à l'héberger, dans le désordre salaires à un euro jour, climatisation des lieux, morts d'ouvriers à la douzaine, non respect des droits de l'homme et on ne parlera pas de ceux de la femme qui en ces lieux n'a pas dexistance autonome, la scandal a été tel que quelques personnalités ont été s'engager jusqu'à dire qu'il fallait peut être boycotter l'événement même si on aimait le fameux jeu et d'autant plus d'ailleurs si on l'aimait... Delle idée qui a rencontré un certain écho dans divers cercles et vexé au plus haut point nos politiques c'est dire si l'idée était bonne.

Les politiques, surtout les dirigeants en place refusent de boycotter l'événement et donent aux fans décérébrés toutes les raisons de ne pas le faire. Les deux raisons principales invoquées étant qu'il ne faut pas méler sport et politique et l'autre étant qu'il fallait y penser avant. Faisons un peu le tour de ces arguments afin de les évaluer et d'en faire ressortir toutes l'hypocrisie.

Ne pas mélanger le foot avec la politique ? Se souvient-t-on des montées de cote de popularité de Jacques Chirac et d'Emmanuel Macron qui se sont largement appuyés sur les victoire des 1998 et 2018 pour faire remonter leur cote de popularité ? Se souvient-on des jeux de Sotchi à la gloire du Grand Vlad Poutine ou de ceux de Berlin en 36 à la gloire aussi du régime naissant ? Donc si, les sports qu'ils soient olympiques ou de balle sont des outils politiques qui ont l'avantge pour les dirigeants de rassembler les foules au delà des clivages politiques et qui donc sont utilisés à la gloire du pouvoir en place quel qu'il soit.

Second argument, il serait trop tard pour réagir. Il faut se souvenir que le Qatar a obtenu cette coupe en 2013 et qu'à l'époques des dizaines de milliers de personnes se sont insurgées prévoyant peu ou prou tous les débordemants que l'on a pu voir lors de la préparation de la coupe et que l'on voit déjà fleurir à l'encontre des touristes venus malgré tout voire la chose. Par la suite les voix se sont élevées contre les conditions de travail des ouvriers à la construction des stades et au décès de nombre d'entre eux ... Tout au long de ces réactions, ni la FIFA ni les politiques n'ont bougé ne serais-ce qu'une oreille. Aujourd'hui on parle de boycott, et là, cette bande d'hypocrytes n'a qu'un seul argument à opposer: Trop tard. Deux choses sont donc à voir. En premier lieux avant l'attribution, puis dès son attribution au Qatar et jusqu'à aujourd'hui encore les protestations n'ont jamais cessé, c'est lhypocrisie de la FIFA et des politique qui est en cause, pas la réactivité des opposants. Et en second lieu, il faut voir qu'à aucun moment le spectateur n'est consulté dans l'attribution de la coupe à un pays ou à un autre, donc le bon moment pour agir, c'est quand on compte sur vous pour faire quelque chose en ne le faisant pas. Comme on compte sur vous pour regarder, la seule, l'unique opportunité qu'il y a de s'opposer est de justement ne pas faire ce qui est attendu et donc, de ne surtout pas regarder. On comprend que les politique le combatte parcequ'ils comptent bien se faire mousser à peu de frais sur le dos des cadavres des ouvriers ou de la FIFA qui compte sur les retombées publicitaire pour asseoir sa réputation d'organisateur d'événements lucratifs et dponc pouvoir demander des pots de vins toujours plus importants à chaque nouvelle attribution.

Et le spectateur là dedans, me direz vous ? Après tout on s'habille bien chinois quand on sait que des enfants travaillent à la fabrication de ce que l'on porte, n'est-il pas hypocrite de vouloir boycotter le foot quand on ne boycott pas la maille chinoise ? ... Là encore hypocrisie, cette fois chez le supporter décérébré, en effet il est indispensable de s'habiller et chacun ne peut le faire que selon son budget. On regrette ce qui se passe dans la production de vêtement mais le choix de ne pas s'habiller n'existe pas. Le choix de ne pas regarder une émission de divertissement a, lui, une existence bien réelle.

Alors spectateurs, politiques et FIFA, vous n'êtes que des peigne-culs amoraux, je vous conchie.

vendredi 18 novembre 2022

MFA Mais Fais Attention !

Aujourd'hui dans les entreprises c'est la grande mode, pour masquer leur incompétence mettent en place du MFA pour Multi Factor Authentication ou authentification à facteurs multiples pour les gens qui, comme moi, n'aiment pas trop le jargon anglisciste. Le MFA ce sont les banques qui y ont pensé en premier, d'abord avec un petit carton à garder sur soi et sur lequel il y avait une bonne soixantaine de codes à donner en plus de son mot de passe pour se connecter au site de sa banque pour suivre, en ligne, ses comptes. Problème, l'encre sur le carton s'effaçait, la combinaison secrète pour utiliser le carton se perdait, et un carton avec des codes écrits dessus ... C'était très con. Ils sont donc passés au SMS, et donc pour valider un paiement ou se connecter à son compte on recevait un petit SMS avec un code à saisir, oui mais voilà, un SMS ça s'intercepte, un mobile ça se vole et vous savez quoi ? Ben en fait c'est pas mieux voire moins bien. Du coup maintenant il faut sairi un code secret qu'n a en tête pour valider puis le code SMS ensuite pour valider un achat ... On est bien conscient que là c'est juste le code secret qu'on a en t^te qui sécurise la transaction et que l'usine à gaz qui envoie les SMS est parfaitement inutile ou on a pas tout suivi ?

Ayant vu ce mécanisme d'une crétinerie hors du commun, les spécialistes de la sécurisation des accès se sont dit, voilà un bon moyen de faire chier le monde sécuriser les accès aux données, ajouter de la complexité inutilie pour les utilisateurs va donner un sentiment de sécurité à ces imbéciles et de compétences au RSSI et Dieu sait qu'ils en ont grand besoin. Et c'est là qu'ils ont pondu un chef d'oeuvre: le MFA par PKI (Private Key Infrastructure ou infrastructure de clés privées). On se connecte donc avec son mot de passe et on a en plus un petit gadget électronique / un petit logiciel, qui fournit une suite de 6 chiffres aléatoires et valables une petite minute pour finaliser la connexion. On peut penser que c'est malin si on ne sait pas comment ça fonctionne.

Vous me direz il faut être un sacré hacker pour savoir ça et je vous répondrai, non bande de niquedouilles, il suffit dobserver le fonctionnement de la chose. Lorsqu'on veur utiliser du MFA et générer la fameuse suite de 6 chiffres il faut un logiciel qui sache le faire certes, mais ce logiciel n'est pas celui de votre banque ou de votre fournisseur de plateforme mail / bureautique / cloud "sécurisée", ben non, n'importe leque fonctionne. N'importe lequel certes mais il y en a combien ? Deux ? Trois ? ... Perdu il y en a des centaines, tous efficaces, la seule chose que vous avez besoin de leur fournir c'est deux fois de suite la suite de 6 chiffres et ensuite, indéfiniment, ils fournissent la bonne suite de 6 chiffres au bon moment, ce qui veut dire que l'algorithme, la manière de calculer la suite de 6 chiffre est connue de tous (ou au moins de tous les programmeurs qui veulent faire un logiciel d'uthentification MFA).

Je ne fais pas durer le suspence plus longtemps, l'algorithme est connu, il s'appelle OATH (pour Open AuTHentication ou authentification ouverte) et est intégralement décrit sur le site openauthentication.org. C'est donc une passoire comme tous les autres algos du même acabit. Le souci c'est que ça fleuri de partour et que ça pourrit bien la vie des utilisateurs dont je fait partie. Car là encore la seule partie fiable de l'athentification c'est le mot de passe secret que vous avez en tête, pas les chiffres que vous avez par SMS / dans une appli sur vtre téléphone / sur une clé électronique, ou dans un calculateur dans votre navigateur web. Les RSSI ne sont toujours pas compétents en sécurité alors que c'est très simple. Mot de passe (assez long pour ne pas le casser et assez simple pour pouvoir être retenu), point final pour les accès et des infrastructures accessibles au minimum. C'est pas compliqué, ça évite de se branler la nouille par dessous la jambe à main gauche et ça fonctionne.

samedi 15 octobre 2022

Ouh les vilains, ils ont mis de la tomate dans un pot de fleur !

Le "buzz" du moment, afin que la plèbe oublie un peu la misère de son existance et dirige, sa colère, sa hargne et son courroux (coucou) ailleurs, est focalisé sur des "activistes" mi débiles, mi embrigadés dans d'obscures sectes verto-saccagistes, qui balancent des trucs plus ou moins liquides et plus ou moins opaques sur des oeuvres d'art. Suite à quoi ils attendent de se faire filmer et relayer par des journaux de 20 heures outrés ou des sociopathes en manque de "likes" sur Facebook ou linked-in.

Je fais ici une pause pour dire que leur combat est noble et que leurs arguments sont fondés, du moins le sont-ils de mon point de vue, là n'est pas la question. Et que si je suis totalement héberlué sur la forme, je le le suis plus encore par la publicité qui lui est faite.

Reprenons le déroulé des Actions:
Jean-Kevin, Raymonde et Sérafin s'en vont au musée tout encagoulés dans le but planifié, non pas d'enconfiturer la jeune fille au camélia ou la dame à la perle, peu importe, mais bien de créer un buzz négatif qui propre à relayer leur puissant message: "traiter le bétail comme du bétail c'est mal" ou "consommer de l'essence c'est pas bien" ou encore "la surconsommation c'est mauvais pour la planète" par le moyens confiturier cité plus haut.

Parcourant les allées leur choix s'arrête sur le tableau le plus connu de la gallerie qu'ils visitent et avec célérité, Raymode et Sérafin aspergent la vitre qui le protège (car oui, les musées ont l'habitude de la connerie humaine, ils protègent leurs oeuvres les plus célèbres) avec du cassoulet, de la confiture ou de la peinture acrylique, enlèvent leur sweet à capuche pour révéler un t-shirt frappé de leur message pedant que Jean-Kevin filme l'action. Les milices locales débarquent et embrquent Raymonde et Sérafin tandis que, Jean-Kevin diffuse le forfait sur le net.

Ca pourrait s'arrêter là, l'action et le message mourraient instentanément tans la première est conne, si France 1, TF2 ou CInfo ne se précipitaient pas sur ces images pour en faire la une de leur journal et donnée d'une part au message la portée qu'il mérite, reconnaissons le, mais aussi une légitimité à l'action, puisqu'en agissant ainsi le message s'est retrouvé à la une d'une actualité raccoleuse et puante. Suite à quoi, la foule des ghostwriters en mal d'inspiration, se saisit de la machine à buzz, pour le buzz donnant encore plus de visibilité au message qu'ils feignent de condamner.

Grace à tous ces imbéciles, Jean-Kevin, Raymonde et Sérafin, mais aussi pléthore d'activistes plus ou moins légitimes le savent: Pour donner de la visibilité à mon message sans prendre de risques, je dois saccager une oeuvre d'art célèbre. Et ils le feront, de plus en plus.

Si par contre, les baveux avaient le début du commencement d'une déontologie, ils n'auraient pas reliés les images. Si les gardiens du musées avaient fait leur boulot, Jean-Kevin n'aurait pas pu filmer et donc pas pu diffuser le méfait sur les internets. Si le ghostwriters et autres pondeurs d'articles quotidiens et au kilo n'avaient pas donné de l"empleur à la chose. Alors, l'art serait aujourd'hui un peu plus à l'abrit de crétins qui par manque d'intelligence, vont reproduire l'imbécilité des autres, parcequ'elle a marché.

lundi 4 octobre 2021

Nouvelle crise or not new crisis ?

Cycliquement une grande crise arrive et est prétexte à toutes sortes de restrictions qui apauvrissent à peu près tout le monde pour n'en enrichir que quelques uns. On se souvient avec une certaine douleur des années 2000 et de "l'éclatement de la bulle internet" de 2008 et de "La crise des sub-primes" c'est cyclique et ça a rapport en général avec des taux boursier bien trop élevés dans un domaine ou un autre.

Cet article aujourd'hui juste pour dire que je pressens que ce qui nous dérange aujourd'hui, au niveau du larfeuil s'entend, à savoir la hausse annoncée des énergies notamment celle totalement injustifiée de l'électricité, va nous péter à la gueule. De cette explosion s'ensuivront d'inévitables gels de salaires, pertes de pouvoir d'achat et plus généralement les apauvrissements et enrichissements évoqués plus haut.

Contre cela que peut-on faire. Pas grand chose, et c'est bien ça qui est terrible. Il faudrait une prise de conscience à l'échelle mondiale, de la part de tous les perdants, pour qu'ils arrêtent de s'enfoncer les uns les autres la tête dans le sable. Comme tout le monde je suis conscient de mon impuissance individuelle face à cette claque qui m'arrive en pleine face. A mon échelle je ne peux avoir que deux réactions :

  • Attendre que tous les gars du monde veuillent bien se donner la main pour arrêter ces conneries, et j'ai bien conscience que si je le fais, je vais morfler
  • Me protéger moi au détriment des autres, ce qui n'est pas très éthique (mais ce mot est-il encore connu ?) et c'est très probablement l'option qui sera prise par l'immense majorité de ceux qui voient la crise venir et ont la charité bien ordonnée

Du coup que faire? Généralement alerter ne sert qu'à se faire traiter d'oiseau de mauvais augure ou d'imbécile patenté et peut, pour peu qu'on soit crû, engendrer une accélération du phénomène dû à la bande d'humanistes qui des deux options évoquées plus haut, se précipiteront sur la seconde comme la vérole sur le bas clergé. Et si alerter est inutile, le taire ou ne rien faire l'est plus encore, d'où mon sentiment d'impuissance que je disais il y a de cela quelques phrase. C'est pourquoi je choisis l'alerte molle: je dis ici ce que je pense, mais au vu de la fréquentation de ce blog, il parait incertain que l'alerte ne fasse tâche d'huile. On verra bien.

mercredi 30 juin 2021

Rico, candidat !

Ca fait maintenant quelques semaines voire quelques mois qu'une stupeur frappe les médias, Eric Zemmour se tâterait en vue d'une candidature à la présidentielle. Et les journalistes rivalisent de vocabulaire pour s'épouvanter de cette nouvelle effroyable. rendez-vous compte, un éditorialiste ouvertement xénophobe et machiste candidat ? Cela pose problème non ? 

La première à s'en être ouvertement émue est Marine Le Pen, et elle a toutes les raisons de le faire. En effet si cette hypothétique candidature venait à se concrétiser, les chances que le RN a de présence au second tour de la présidentielle de 2022 se verraient réduite car s'il est bien une chose évidente c'est le programme RN ou Zemmour sera peu ou prou le même et que la popularité de l'éditorialiste risque de tailler de sérieuses croupières dans l'électorat de Marine le Pen. 

 Si je comprends cette réaction, j'ai plus de mal à comprendre l'offuscation des journalistes de tout poil face à cette candidature qui de mon point de vue ne présente que des avantages : 
  • Le premier d'entre eux est celui qui a fait réagir Marine Le Pen, l'électorat d'extrême droite se verrait réparti entre Zémmour et le RN (et un petit peu les Républicains) et de fait chacun ferait un score qui ne permettrait à aucun de se maintenir au second tour. De mon point de vue c'est une bonne nouvelle de n'avoir pas d'extrême droite au second tour. 
  • Ensuite Zemmour candidat ne pourrait rester éditorialiste sur une chaine de télévision le temps de la campagne. En effet, ses éditos et sa forte présence seraient à déduire du temps de parole de son parti et il serait difficile de donner la même visibilité aux autres candidats, donc plus de Zemmour dans la lucarne pendant un an. 
  • Aussi parce qu'il se prendrait une bonne claque lors de l'élection, et que bon, il serait temps qu'il s'en prenne une. 
  • Enfin parce qu'après sa défaite, son marquage politique lui interdirait un retour quotidien à l'éditorialisme. 
Alors pour toutes ces raisons, je le crie bien fort: RICO CANDIDAT !

mardi 8 juin 2021

Macron giflé

"La violence est le recours de l'incompétence" disait le poète.

Il faut bien constater que la politique du gouvernement est très violente en termes de fiscalité, d'(in)justice sociale, de répression des opinions, de gestion épidémique et que sais-je encore. Il n'est pas plus étonnant qu'excusable que quelqu'un ait fini par réagir et en ce jour de juin 2021, Mr Macron s'est fait souffleter. D'aucuns diront qu'il ne l'a pas volée quand les autres crieront au scandale et à la lèse majesté. JE ne suis ni des uns ni des autres mais de ceux qui pensent que la violence, si parfois elle soulage momentanéement, n' jamais réglé aucun problème.

Cet incident me fait penser à "l'affaire des chemises de direction chez Air France" en 1995, je m'étais fendu d'un petit texte à cette époque. Aujourd'hui, cette gifle administrée à notre bien trop cher président reçoit, comme à l'époque des chemises, une condamnation unanime de la presse, de la classe politique, et au final moi même puisque j'ai dit l'action "pas [...] excusable" il y a de celà quelques phrases. Au delà de cette anecdote, il faudrait pourtant réfléchir à cette sentence prompte et unanime.

En matière de gifle, la réaction avait tout aussi été prompte et unanime de la part de la presse et des politiques en 2002 (un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître). A l'époque, François Bayrou, allié actuel de "la république en marche" avait lors d'un bain de foule et de la campagne qui a vu triompher l'odre moral et augmenter un sacré coup la cote de popularité du candidat, François Bayrout avait donc usé de la chose à l'encontre d'un gamin venu jouer les pick-pocket ou les trouble-fêtes, c'est à l'avenant.

Séquence souvenirs - François Bayrou : la gifle de Strasbourg - Archive INA

Aujourd'hui on nous intime l'ordre de nous indigner contre cette attaque envers la république, et encore une fois, c'est, je le pense, la bonne réaction et celle qui aurait dû prévaloir il y a 19 ans. Il est par contre intéressant de s'interroger sur la promptitude à condamner ce jour quand il y a 19 ans on était proche de la dithyrambe d'une part et sur ce que celà peut cacher d'autre part.

Mon opinion est qu'on a un bonhomme à bout (ou deux, ou trois) qui a pété un cable et été donner corps à son désespoir en s'attaquant à une icône de ce qui l'oppresse ou de ceux qui l'oppressent. C'est un signe voire une faisceau d'indications.

  • L'indication qu'il y a des gens à bout de désespoir en france et un signe que si on continue sur cette voix politique désastreuse, ce désespéré pour fera des émules et qu'en la matière les choses s'embalent vite.
  • L'indication qu'il y a une volonté d'étouffer cette affaire dans l'oeuf parce qu'elle peut justement dégénérer.

Alors oui, condamnons cette violence mais tirons en aussi les conséquences et, réagissons. Je corrige, REAGISSEZ, BORDEL DE MERDE, messieurs les politiques avant que la situation ne dégénère pour de bon. Arrêtez de fracasser la gueule de la populace à longueur de mandat. tirez vous les doigts du cul et agissez enfin dans l'intérêt du peuple que vous êtes censés représenter.

mercredi 26 mai 2021

Présentiel, travail à distance, monde d'avant et d'après

Tout d'abord le mot distanciel n'existe pas; on dit "travail à distance" et j'emmerde les apôtre du néologisme à tout va qui voudraient m'imposer ce barbarisme.

Ensuite, vous l'aurez compris, lorsqu'ici je parle de monde d'avant ou d'après il s'agit de la façon de vivre et plus exactement de travailler que nous avions jusqu'en février 2020 et après que les divers confinements liées au COVID nous auront libérés.

Une fois ces éclaircissement, nécessaires, de vocabulaire effectués, quel est au final le sujet de mon ire, puisqu'ici, je me mets en colère, c'est l'usage, ce blog est un défouloir après tout. Donc la matière du jour c'est l'attitude des entreprises face au télétravail.

Si on est le siècle dernier, voir au tout début e celui-ci, on sait qu'en 2019 télétravail était, pour bien des entreprises, bien des patrons et un certain nombre d'employés, un gros mot voir un sujet tabou. Combien d'entreprises qui ont voulu m'employer m'ont répondu "ce n'est pas dans l'ADN de l'entreprise" lorsque je l'évoquais ? Combien de chefs de services le voient comme une occupation de tire-au-flanc ? Il a fallu qu'il soit imposé pendant plusieurs mois, confinement oblige pour que le sujet puisse être évoqué sans qu'il soit objet chez le patron ou le petit chef de la colère, la hargne et de son courroux (coucou !). On pourrait se dire que c'est heureux et qu'enfin on va pouvoir arrêter de passer sa vie à se rendre où à revenir du travail avec le stress d'être en retard à une réunion, à l'école ou à la crèche mais il n'en est rien. En effet si le sujet peut être évoqué c'est surtout parce que nos chers dirigeants on peaufinés les arguments afin de justifier de réduire ce temps à son strict minimum.

Parmi ces arguments, on trouve encore et toujours l'argument "Merteuil-Valmont", à savoir le fameux "ce n'est pas ma faute" décliné principalement en "c'est vous, ou plutôt vos collègues, qui dépriment en télétravail, c'est impossible de conserver ce mode de travail" ou "Comment maintenir une cohésion d'équipe avec le télétravail? les collaborateurs ont besoin de se rencontrer pour tisser des liens et travailler de concert dans la paix, l'harmonie et la sérénité" du coup on va autoriser le télétravail maximum 2 jours par semaine ...

Et bien, bande d'hypocrites, non! Déjà, si des collèges dépriment proposez à ceux qui le souhaitent de passer deux à trois jours par semaine au bureau, ceux qui sont psychologiquement stables vous remercient. D'autre part, c'est gentil de me parler de cohésion d'équipe mais j'ai été consultant et je sais très bien que vous vous en carrez si cela ne sert pas vos intérêts. Je m'explique, un consultant, sur 218 jours travaillés se retrouve environ 218 jours chez le client. S'il a des contacts avec ses collègues c'est pendant la soirée d'entreprise, lors des visites de son commercial et éventuellement d'un "week-end boite", bref la cohésion d'équipe dans le consulting n'existe que peu et dans les autres entreprises elle se fait surtout après le travail autour d'un verre en terrasse et j'ai une excellent nouvelle pour vous, ce genre de choses est de nouveaux possibles, plus besoin de se stresser dans les embouteillages quotidiennement pour souder les équipes.

Enfin j'ai du mal à comprendre cet attachement au travail posté quand toute personne travaillant avec un ordinateur et un téléphone peut le faire à distance et que cette façon de faire ne présente que des avantages :

  • Réduction des temps de trajets domicile travail et donc de la pollution carbone que en découle.
  • Réduction du stress lié aux gardes des enfants.
  • Meilleure productivité (et oui, les pauses café de 30 minutes, c'est moins souvent en télétravail).
  • Economies sur les frais fixes des entreprises, notamment les frais d'électricité.

Bref que du positif qui au final ne fait pas de poids face à un petit chef borné pour qui "un employé chez lui est un employé qui glandouille". Comme dirait ma maman: "On n'a pas l'cul sorti des ronces".

jeudi 30 juillet 2020

Oschwien Biano, ou l'injonction à penser avec le cœur

Vous avez peut-être croisé ce texte et peut-être vous êtes vous même dit "Putain, mais ouais, il a raison le gars !" et vous vous êtes fait avoir. Depuis quelques semaines circule sur le net le même suivant :

D'après Oschwien Biano (un Chef de la nation Pueblo), les Blancs étaient fous parce qu'ils prétendaient penser avec la tête, et qu'il n'y a que les fous pour penser ainsi. Cette affirmation du chef indien me surprit beaucoup et je lui demandai de me dire avec quoi il pensait, lui. Il me répondit qu'il pensait avec le cœur.

Le procédé est simple, c'est de la manipulation mentale de base, plutôt que de nous dire directement "Mais arrêtez de réfléchir, laissez-vous guider par vos émotions bordel !" qui aurait sans doute moins de succès, on rechigne en effet à obéir à des ordres qui nous disent quoi faire, on utilise un tiers imaginaire (hé oui, Oschwien Biano n'existe que dans ce même). Ce qui est assez pervers ici, c'est qu'en plus d'utiliser ce tiers imaginaire, on utilise une autre manipulation qui repose sur la flatterie et la peur. Comment fait-on celà ?

Tout d'abord la flatterie, on présente une phrase censée résumer la pensée d'un sage et on te donne l'illusion de libre arbitre : tu es intelligent, donc tu as le choix d'adhérer ou non à ce qui t'est présenté. Pourquoi est-ce que je parle d'illusion de choix ? Parce que ce choix t'est proposé en public et qu'il est fait pour persuader une majorité de personnes, le mot persuader est important. De fait si tu as l'audace de remettre en doute la voix du sage, tout ses disciples te considéreront immédiatement comme "pas d'la bande" et des comptes te seront immédiatement demandés alors que si tu approuves, tu viens grossir les rangs des "Disciples de Biano", les gens qui "réfléchissent" avec le coeur. Et donc le second procédé mis en oeuvre est une menace tacite d'exclusion du groupe.

Pascal, philosophe et fervent croyant avait lui aussi exprimé cette pensée pour exprimer sa lassitude face à tous ces scientifiques tentant de "prouver" l'existance de dieu alors même que la foi est un arbitrage de "cœur" du doute. Il l'avait exprimé au travers de cette maxime que tout le monde connait :

Le cœur a ses raisons que la raison ignore.

L'injonction qui est faite au travers de cette citation d'un "sage" imaginaire est la suivante, arrête de réfléchir, laisse toi guider par tes sentiments. C'est séduisant, presqu'irrésistible et tellement flatteur pour les feignasses que nous sommes : A quoi bon se triturer le ciboulot, on sait bien au fond de nous qu'on le veut ce nouvel i-phone non ?

Non, bordel ! NON !

On ne sait pas au fond de nous l'entourloupe qu'il y a derrière l'emballage attrayant. Il est nécessaire de peser ses décisions. Et l'intuition n'est pas toujours bonne conseillère. On le sait, elle nous a déjà mis dans la merde un bon paquet de fois.

Et alors ? Est-ce là un grand pêché ? Un crime ? Un danger ?

J'ai déjà dit ma réponse à cette question. Si je ne réfléchis pas. Je réponds systématiquement oui à la majorité des discours publicitaires et me trouve très vite face à de nombreuses contradictions. On me parle en effet de liberté pour justifier l'insulte ou la haine de l'autre. D'égalité pour justifier des taxes inéquitables. De traditions pour justifier de cruautés. Mon coeur aime les traditions, la liberté, le principe d'égalité mais ma raison sait reconnaitre leurs dévoiement. Alors je le dis haut et fort, la peste soit d'Oschwien Biano et des oschwienbianovistes !

mardi 21 juillet 2020

Tagazou Youpie, on a des centaines de milliards

Aujourd'hui, 21 juillet 2020, Emmanuel Macron, président de la plus large des minorités de français en 2017 a qualifiée la journée d'historique. Au cas où, lecteur improbable, tu tombes sur mon défouloir, c'est aujourd'hui que s'est décidé un emprunt de 750 milliards d'euros en europe. C'est donc aujourd'hui aussi que des élites ont décidé de filer sur les années à venir, au bas mot, 1 500 milliards d'euros. Et qui c'est qui va donner tout ça au grand méchant loup de la finance ? Hein ? Allez un ptit indice ? Ben c'est pas Macron ce sont les cons de contribuables des états.

On entend déjà (pas vous ?) les "ah ben non, pas possib, la dette vous savez ? Tout çà, tout çà" décliné sur tous les tons (florilège):

  • Augmenter les infirmières ? Ah ben non, pas possib, la dette vous savez ? Tout çà, tout çà.
  • Financer du logement social ? Ah ben non, pas possib, la dette vous savez ? Tout çà, tout çà.
  • Construire des écoles ? Ah ben non, pas possib, la dette vous savez ? Tout çà, tout çà.
  • Désengorger les prisons ? Ah ben non, pas possib, la dette vous savez ? Tout çà, tout çà.
  • Embaucher des contrôleurs fiscaux pour éviter l'évasion ? Ah ben non, pas possib, la dette vous savez ? Tout çà, tout çà.
  • ...

Mais pourquoi diable débloque-t-on ces masses pénoménales d'argent ? C'est là que ça devient beau : c'est pour "Sauver la monde" ... Ouf ... "du business et de la finance" ... Aïe. Parce que voyez vous, que des gens se soient mis en danger pour que ce monde du business et de la finance (appelons le "Monde DBEDLF") engageant jusqu'à leur vie n'était pas suffisant. Il se trouve que de vilains ont profité du confinement pour, moins acheter d'escence, faire moins consommer électricité à leurs entreprise voire, les cuistres, à consommer seulement local et responsable. Les salauds !!!!

Heureusement, le Monde DBEDLF a fait appel à ses meilleurs agents et s'est donc assuré pour les années à venir (disons répartis sur 30 à 40 ans) des revenus confortables au détriments de qui ? On l'a dit plus haut, suivez bordel: des contribuables, c'est à dire vous et moi. A-t-on jugé utile de nous demander notre avis ? Je vous laisse répondre à cette question épineuse et plus ardue qu'il n'y parait au premier abord.

samedi 4 juillet 2020

Ipsedixitisme, ultracrépidarianisme et réseaux sociaux

Ipsedixitisme est un latinisme, il substantive la locution latine Ipse dixit qui signifie littéralement "Il a dit" avec un sens de référence dans ce "Il" donc plus prosaïquement on peut le traduire par "Le maître a dit". Au delà du fait qu'on peut toujours se la péter en utilisant un mot peu commun, ce terme prends son biais le plus retors quand il provient des réseaux sociaux.

En quoi facebook, linked-in, twitter ou encore instagram peuvent ils biaiser ce comportement puisqu'ils permettent à tout un chacun d'exprimer son opinion et donc à priori expose toutes les opinions de manière égale laissant au lecteurs le bonheur de se faire une opinion éclairée de sagesse populaire. Déjà, rien que ça pourrait être effrayant tant on sait que ladite sagesse populaire relève plus de la superstition que d'autre chose mais les réseaux sociaux évitent ce genre de choses. En effet, leurs algorithme vous affichent des publicités et surtout des publications que vous avez décidé de suivre et de vos amis. Hors nous sommes tous un peu crétins et plutôt que de suivre les opinions opposées nous avons tendance à avoir des amis avec qui nous avons beaucoup en commun et suivons des publications qui ont, a un moment ou un autre flatté notre égo. Nous lisons donc beaucoup plus de textes qui nous confortent dans notre pensée, bonne ou mauvaise, que d'opinion opposées ou même simplement divergentes. Ce mécanisme est renforcé par le fait que nous avons le pouvoir, sur ces fameux réseaux, de cacher, volontairement, les messages des personnes dont la pensée nous bouscule dans nos certitudes. Petit à petit nous nous retrouvons enfermés dans un monde d'information qui nous révèle jours après jours notre propre pensée.

Ce flot d'ipsedixitisme favorise fortement l'ultracrépidarianisme .

Ultracrépidarianisme est là encore un latinisme, qui dit en un mot, certes pas simple, notre propension à accorder plus de crédit aux arguments qui vont dans notre sens qu'aux autres. Nous sommes en effet plongés par les réseaux sociaux dans un environnement ou notre pensée nous semble majoritaire, ce qui renforce l'effet de l'ultracrépidarianisme et donc nous pousse à penser que notre pensée est majoritaire, raisonnée et vraie. Cela flatte l'orgueil mais c'est souvent faux. Les élections, les faits d'actualités, les gens que l'on ne peut s'empêcher de croiser, nous le rappellent régulièrement.

Merci à Etienne Klein pour ces deux jolis termes.

jeudi 25 juin 2020

Faut pas voter pour çui qui r'fuse eul'débat

Bientôt le second tour des élection à Castelnau Le Lez et devinez quoi, un vilain candidat a refusé de débattre contre l'autre à la télé. Sus au déni de démocratie et à l'ignorature des dossiers, votez pour çui qui voulait débatte !!!

C'est le fond de l'article publié par La République en Marche ces derniers jours en réaction à l'annulation du débat par leur opposante afin de convaincre les habitants de la commune de Castelnau Le Lez (entre 20 et 22 mille habitants) de voter pour leur maire sortant.

L'argument est faible. En effet, il se trouve que des faits similaires ont déjà eu lieu, en 2002, entre les deux tours de la présidentielle. Si on avait suivi, à l'époque, la recommandation actuelle de La République En Marche, Jean Marie Le Pen aurait été élu.

Les esprits chagrins et quelques connards argueront que c'est différent, c'est pas pareil, chocolat, amendes et miel. Ben si, c'est pareil, on a un candidat qui refuse de débattre contre l'autre. Par peur? Par courage ? Par déni de démocratie (heu c'est quoi ce machin ?) ? Par calcul politique ? On ne sait pas. Il y a un refus de débattre. Maintenant, que ce soit clair, je n'ai jamais trouvé que les débats apportaient quoi que ce soit à la démocratie. les électeurs savent déjà pour qui ils vont voter et quelle que soit le contenu de ce débat, ils resteront sur leurs positions qu'ils verront de toutes façons confortées par ce qu'ils ont voulu entendre de leur poulain ou préféré ignorer de l'adversaire.

Moi ce message me conforte dans la mauvaise foi de La République en Marche, qui pour le coup dénie la démocratie puisqu'elle ignore les revendications de la rue, que ce soit de la part de gilets jaunes, de personnel médical ou même de la police au nom du fait qu'ils ont été élus par une minorité de français (la plus grosse des minorités à s'exprimer certes, mais une minorité tout de même), tandis que la personne qui avait refusé le débat en 2002 a été le seul président de la Vème république à l'être par la majorité absolue des inscrits sur liste électorale.

mardi 26 mai 2020

Déconfinement forcé

Je l'ai déjà dit ici, le télétravail est de mon point de vue un incontournable de l'écologie et particulièrement de la décarbonation, les semaines dites de confinement l'ont montré et même démontré empiriquement. Aujourd'hui arrive le temps du dé confinement et donc on pourrait logiquement penser que le modèle métro boulot dodo se désagrégerait au profit d'un nouveau modèle plus vertueux éliminant l'étape intermédiaire liée aux déplacements. Du moins on aurait pu l'imaginer à chaque fois que c'était possible, on voit en effet mal la télé-plomberie ou encore les télé-massages. Au delà de ça, et à l'inverse le télé secrétariat, la télé informatique, la télé gestion financière ou le télé management s'envisagent avec une certaine sérénité. Du fait j'attendais que les entreprises mènent une démarche forte en ce sens indiquant à tous, que la nouvelle norme était le travail à domicile et que les autres modes seraient dérogatoires sur quelques critères restrictifs comme l'impossibilité technique, l'impossibilité physique ou l'impossibilité psychologique.

J'avais imaginé, mais je ne vous gâche aucun suspense en vous apprenant qu'il n'en sera rien.

Le virus est encore là, pour ne pas aller se cultiver au théâtre ou dans une salle de concert. Le virus est encore là s'il s'agit de partir aux Bahamas, en Espagne ou même en Belgique. Le virus est encore là quand il s'agit de ne pas s'approcher les uns autres pour un barbecue entre amis, un apéro à une terrasse de café ou un plongeon à la piscine municipale. Mais dès qu'il s'agit de faire fonctionner l'industrie toute raison s'envole. Pourtant encore aujourd'hui le télétravail est la règle pour les informaticiens, les secrétaires, les comptables, les RH et tous les métiers qui lui sont compatibles.

Malgré ces bilans positifs économiquement, malgré le danger latent lié au retour à la promiscuité sur les lieux de travail, malgré les économies substantielles réalisées par les entreprises grâce au télétravail il faut retourner au bureau. il faudra d'ailleurs y retourner par petits groupes, à moitié asphyxiés derrières d'introuvables ou inabordables masques chirurgicaux, passer son temps à se laver les mains, ne pas saluer ses collègues, il faudra se confiner encore mais cette fois au bureau. Sous l’œil de petits chefs incompétents, engoncés dans leur vision pastorale du monde du travail et croyant dur comme fer que si leur employé mouton n'est pas à son bureau, sous leurs yeux, il ne produira pas de laine ou d'autre chose.

Je lisais hier que les bouchons autour de Paris avaient atteint plus de 100 kilomètres aux heures de pointe. Encore une preuve que nos décideurs sont de sombres crétins !

lundi 11 mai 2020

Télétravail or not Télétravail

Aujourd'hui c'est le grand jour, les bergers vont pouvoir enfin compter à nouveau leurs moutons ou plus exactement les staff d'entreprises leurs employés.

Ne nous méprenons pas, pour certains employés confinés, la déprime guette. Triste de ne pas croiser leurs alter-ego quotidiennement ils se morfondent d'une part de solitude et parfois aussi à cause de la surpopulation carcérale. Car c'est bien là le problème isolé ou en famille le confiné n'est pas toujours à son aise pour effectuer son travail. Là où je m'insurge, car ici je m'insurge souvent c'est la raison d'être de ce blog, le fondement de mon insurrection réside donc dans l'emploi que les staffs font de cette déprime circonstancière1 et compréhensible balayant d'un revers de la main dédaigneux tous les avantages liés au télétravail d'une part et mettant leur volonté de garder leurs employés à vue sur leur dos.

  • On nous dit, à longueur d'études que la productivité des télétravailleurs a en moyenne augmenté.
  • On nous dit, chiffres et photos satellite à l'appui combien le télétravail a été efficace pour lutter contre la pollution.
  • On nous dit que les frais des entreprises ont réduit drastiquement, du fait de ne plus avoir à chauffer, à éclairer, faire vivre de locaux.

Et pourtant, dès que le sujet est abordé, on nous propose au mieux de mettre en place, à sortie du confinement, un jour à deux de télétravail par semaine (sic !) quand, pour rester efficace écologiquement, énergétiquement et productivement2 il faudrait à minima inverser la proportion (90 à 95% de télétravail serait un taux plus efficace selon mon propre avis qui est le miens). Jusqu'au gouvernement que pourtant on peut difficilement accuser d'accointance avec la populace, qui va recommander régulièrement, fermement et sur tous les tons possibles le recours au télétravail dès que possible, rien n'y fait, les staffs, les patrons, les petits chefs derrière leur bureau se refusent à quitter leurs moutons des yeux.

Ces connards, à l'origine de la crise actuelle (si, si c'est démontré consommation de masse implique production de masse implique pollution implique disparition d'espèces animales implique mutation des virus) ont tellement de merde dans les yeux que même une option qui résout des problèmes de productivité, de coût de structure et de survie à moyens terme ne les fera pas changer d'avis. C'est déplorable, mais je ne suis pas surpris.


1. J'assume le néologisme
2. Celui là aussi

dimanche 1 mars 2020

Quarante Neuf Trois

Utilisé quasiment tous les ans par tous les gouvernements, l'article fait crier à la dictature ou plutôt au "déni de démocratie" à chaque utilisation. Pourtant aucun gouvernement d'opposition fraîchement élu (et donc plus d'opposition) oublie instantanément de retoquer cet article de la constitution. Parce que d'une part c'est une modification constitutionnelle et que ce n'est pas simple du tout et d'autre part ça pourra être utile par la suite (et à chaque fois ça l'est, faisant hurler les anciens tenant du perchoir et de l'assemblée nationale ayant oublié qu'eux aussi en avaient usé, et donc abusé).

Aujourd'hui, que se passe-t-il?

Le projet de réforme des retraites qui passe par capitalisation plus que par répartition. L'opposition a fait son boulot d'obstruction en écrivant des milliers d'amendements et à force de débats infructueux, et de préparation presse, le gouvernement a sorti le fameux article. Rien de bien choquant puisque d'une part c'est usuel et d'autre part, quand l'obstruction de l'opposition est évidente c'est quelque part la seule issue possible.

Alors pourquoi gueuler ?

D'abord parce que la moitié des économistes disent cette réforme totalement indispensable quand l'autre moitié la déclarent totalement inutile démontrant par là que d'une part l'économie n'est pas une science et d'autre part qu'on ne sait pas bien si cette nouvelle loi changera quelque chose économiquement parlant.

Ensuite parce que sous couvert d'économies, cette réforme va coûter, je cite, "un pognon de dingue", là dessus tout le monde est d'accord.

Encore parce que on nous dit que cette réforme doit passer parce qu'elle est une promesse du candidat actuellement président ... Bon en fait il a promis de réformer les retraites sans toucher à l'âge de départ, et ce qui cristallise la grogne c'est justement que l'âge de départ est modifié. Du coup, l'argument est fallacieux voire mensonger.

Aussi pare que le conseil d'état a retoqué la réforme la jugeant inutile et inadaptée.

Enfin parce que l'ensemble de la presse, même économique, affirme que cette nouvelle loi est inutile, non financée et contre productive (jusqu'au monde diplomatique qui épingle l'attitude de coq du président sur cette affaire et affirme qu'il serait tout de même préférable d'abandonner le projet).

  • Ce n'est jamais arrivé à un gouvernement de faire autant l'unanimité contre soi.
  • Ce n'est jamais arrivé à un projet de loi de faire autant l'unanimité contre soi.
  • Ce n'est jamais arrivé qu'un gouvernement soit aussi buté.

Gueuler suffira-t-il ? Au vue de la connerie de nos gouvernants je ne crois pas.

lundi 14 octobre 2019

ISO27001, RGPD et Cloud

RGPD c'est la Réglementation Générale sur la Protection des Données, ça ne regarde que les données personnelles et c'est en vigueur, en europe, depuis mai 2018, mais il apparait sur un JO européen de 2016. Elle prévoit en son introduction, alinéa 39 que tous les traitements qui sont faits sur ces données soient identifiés et en son alinéa 40 que la personne à qui ces données appartiennent puisse refuser tout ou partie de ces traitements.

Trois points donc à voir : Quelles sont les données couvertes par cette réglementation ? Sommes nous bien informés des personnes physiques ou morales qui y ont accès ? Avons nous vraiment le choix de refuser certains traitements ?

Des données personnelles ?

L'article 4 de ladite réglementation donne des définitions et son alinéa 1 concerne les données personnelles.

«données à caractère personnel», toute information se rapportant à une personne physique identifiée ou identifiable (ci-après dénommée «personne concernée»); est réputée être une «personne physique identifiable» une personne physique qui peut être identifiée, directement ou indirectement, notamment par référence à un identifiant, tel qu'un nom, un numéro d'identification, des données de localisation, un identifiant en ligne, ou à un ou plusieurs éléments spécifiques propres à son identité physique, physiologique, génétique, psychique, économique, culturelle ou sociale;

Quelques exemples:

  • "Gaston Deferre était maire de Marseille", une personne est identifiée et liée à une donnée sociale la concernant, on est donc dans la donnée dite "personnelle". Je doute que Gaston Deferre puisse un jour donner son accord à cette publication.
  • "N°6 est un ancien espion.". A priori je ne sais pas qui est N°6 on pourrait donc penser que l'information n'est pas "personnelle" et pourtant il est écrit quelque part qui est N°6. Si le personnage n'était pas fictif, on contreviendrait à la RGPD.
  • "Le RPR est un ancien parti de droite français". Pas de personne identifiable, le RPR était une personne "morale", je peux donc écrire sans crainte de violer le RGPD ses orientations politiques. Par contre, si je cite son fondateur, c'est perdu.
  • "6932 présente de graves lésion à la rétine", même chose que deux lignes plus haut mais sur des données physiologiques, ce qui ne change rien.
  • "Le matricule 84325352 a un salaire brut de 98540 brouzoufs par an", même motif, même punition.
  • "Le client 05784648 a commandé un aspirateur" ... pareil

Tout ça pour dire quoi ? Que grosso modo toutes les données relatives à ce qu'une personne fait ou pense sont considérées comme personnelle même si on cache la personne derrière un nombre ou une suite de lettres absconse. Ce qui implique que dans le désordre, cartes de fidélités, comptes bancaires, registres de commandes, données RH, résultats d'examens médicaux, journalisation de ce que vous faites sur internet, même au boulot, tout cela ce sont des données personnelles. Vous avez donc un droit de regard dessus et sur les traitements qui s'y appliquent.

Qui accède à ces données et pouvons nous toujours refuser les traitements.

Avant de se demander qui, la première question est "de quelles collectes de données sommes nous au juste au courant ?". Déjà à ce niveau le bât blesse. Que fait carrefour ( auchan, brice, fnac, ikea, amazon ou autre ) des données liées aux cartes de fidélité ? Qu'est-il collecté au juste ? Le montant total des achats ? Leur détail ? Quels traitement fait-on subir à ces données ? Qui les fait subir ? Puis-je m'opposer à tout ou partie de ces traitements ? Comment ? On se rend assez vite compte que non, on ne sait pas et si on creuse, le seul pouvoir que l'on a sur ces données est de ne pas les donner en n'utilisant pas tel ou tel service. La chose est facile pour des cartes de fidélité mais se complexifie grandement pour ces données dans le monde professionnel. On ne peut refuser par exemple que sa paie, ses congés, ses e-mails soient gérés par un logiciel d'entreprise, ce qui ne pose pas de problème tant qu'on maîtrise qui fait quoi avec ce logiciel. Dans ce cadre savons nous toujours qui a accès à nos e-mails, nos informations RH, nos publications ?

En entreprise la réponse est "ça dépend". Si tout cela est géré manuellement, seule la (les ?) personne(s) qui a (ont ?) la clé du caisson ou sont stockées les fiches y a accès. Mais qui gère encore tout ça à la main aujourd'hui ? Le boucher ? Même pas toujours. Aujourd'hui l'informatique est roi dans ce domaine, essentiellement pour des problèmes de simplifications de processus. Du coup, qui accède aux données. Les personnes qui ont accès au logiciel ( comme pour le caisson avec des clés finalement ) et tout ceux qui peuvent y accéder de manière légale ou détournée. Les administrateurs applicatifs, les gestionnaires d'infrastructures et autres contrôleurs de gestion qui y ont légalement accès. Ca commence à faire du monde et je ne suis pas certain d'avoir autorisé tout ce monde là à connaitre les dates de mes vacances à Ibiza ou de mon dernier séjour à l'hôpital.

Et si on passe dans le cloud ? Très à la mode le cloud ? SAP (gros logiciel de gestion d'entreprise qui stocke les données RH / client ... ) offre la possibilité de stocker pas mal de ses données dedans, voire toutes. que se passe-t-il avec le cloud ? Là encore tout dépend. Selon la nationalité de l'hébergeur cloud, la réglementation n'est pas la même. Le problème le plus important à mon avis provient du cloud américain. En effet ce dernier est régi par un article de loi américain connu sous le nom de cloud act. Cette loi, au départ prévue pour se protéger du terrorisme, garanti l'accès aux organismes de sécurité à l'ensemble des données personnelles stockées dans le cloud. Pour quelles analyses ? On ne sait pas. Peut-on s'y opposer ? NON. Que sera-t-il fait de ces données ? On ne sait pas.

ISO-27001

Quel rapport avec le RGPD ? Presque aucun si ce n'est que la sécurité des données confidentielle des personnes morales n'étant garantie par aucune réglementation spécifique autre que celle du secret d'affaire ( en clair, "tu es journaliste ferme ta gueule" et non "je ne publierai pas mon bilan annuel" ) rien ne protège d'une concurrence plus ou moins bienveillante. Et du coup un certain nombre de recommandations sont réunies dans une norme appelée ISO-27001. Qui dit quoi ? En gros exposez vos données au minimum. Faites en sorte que seules les personnes habilitées accèdent aux données auxquels elles ont droit et pour ce faire, chiffrez les d'une part et mettez en place des politiques drastiques de mots de passe pour éviter les usurpations d'identité. J'en parle ici parce que les sociétés sont de grandes utilisatrices d'e-mail. C'est rapide pratique, asynchrone bref en un mot effiscient. Certes mais à quel prix.

Jusqu'encore très récemment, les sociétés utilisait leurs propres infrastructures pour stocker, mails, documents et autre mais depuis deux ou trois ans des solutions comme google mail pour entreprise ou microsoft azure arrivent et proposent au delà de la gestion du courrier des gestion documentaires aussi puissantes, parfois plus, que celle déjà présentes en entreprise. Et c'est extrèmement séduisant puisque pour l'entrepreneur il n'y a plus de panne à gérer, de personnel lié à l'exploitation des ces infrastructure puisque le package inclue tout. C'est lam magie du cloud. Certes mais le cloud act est toujours là et le stockage de ces données garanti un accès aux états unis.

Pas si grave me direz vous. Les données sont chiffrées, on n'est pas des cons, et quand bien même, en quoi ça peut gêner que la CIA ou le FBI y ait accès ? Hein ?

La réponse est pourtant facile à comprendre et la dangerosité pour l'entreprise de ces infrastructure en découle. La CIA a accès et peut déchiffrer, c'est son boulot elle sait faire et le fera parce que tant qu'elle n'a pas consulté vos données, elle ne sait pas si oui ou non votre entreprise menace la sécurité des état-unis. Donc elle a vos données métier confidentielles même si elles ont été préalablement chiffrées. Pas grave vous n'avez rien à vous reprocher vous ne menacez pas la sécurité des états-unis ! ... En êtes vous si sûr ? Avez-vous au moins un concurrent américain ? Les états unis considèrent-ils la concurrence de marchés comme une menace ? La fille du président de Huawei a-t-elle été arrêtée sur ordre des états unis ?

Maintenant vous savez et pouvez vérifier à loisir mes allégations. Le cloud act est un document public.